
Est-ce que tu as déjà entendu parler de « s’abandonner au Divin » ?
Dit comme ça, ça peut faire lever un sourcil. Ou deux.
Parce que dans l’imaginaire collectif, s’abandonner, ça voudrait dire lâcher prise sur tout, arrêter de décider, attendre que la vie fasse le boulot à notre place. Autant dire que ça ne vend pas du rêve.
Et pourtant.
S’abandonner au Divin n’a rien à voir avec le renoncement. C’est même tout l’inverse.
C’est arrêter de se battre en permanence contre la vie. C’est arrêter de croire que tout repose uniquement sur nos épaules.
Et c’est surtout reconnaître qu’il existe une intelligence plus vaste que notre mental… et accepter de collaborer avec elle.
Le Divin : oublions les images compliquées
Quand je parle du Divin ici, je ne parle pas d’un concept religieux. Je ne parle pas d’un dogme, ni d’une entité lointaine perchée quelque part dans le ciel.
Je parle de quelque chose de beaucoup plus simple à comprendre.
Je parle de cette intelligence qui fait battre ton cœur sans que tu aies à y penser. De cette force qui fait pousser une graine dans le noir total, sans plan stratégique. De cet élan intérieur qui te pousse à avancer, même les jours où tu n’as clairement pas envie.
Appelle ça comme tu veux…
Honnêtement, le mot n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est l’expérience.
Et cette expérience-là est très claire : quelque chose agit. Quelque chose de plus grand que notre volonté consciente. Quelque chose qui cherche toujours plus de vie, pas moins que ça.
Pourquoi s’abandonner fait si peur
Si s’abandonner était si simple, tout le monde le ferait.
Mais voilà : on a appris à contrôler. À anticiper. À se méfier.
On nous a expliqué très tôt que si on ne tenait pas fermement le volant, tout allait partir en vrille. Alors on serre les dents. On serre les poings. On serre le mental.
Et on appelle ça « être responsable ».
Le problème, c’est qu’à force de vouloir tout maîtriser, on s’épuise. Et surtout, on se coupe d’une intelligence beaucoup plus subtile que le contrôle.
S’abandonner fait peur parce que ça demande de lâcher une illusion : l’illusion que tout dépend de nous.
Et l’ego, lui, n’aime pas du tout cette idée.
L'abandon commence toujours dans le corps
Premier point essentiel : tu ne peux pas t’abandonner avec ta tête.
Le mental ne sait pas faire ça. Son rôle, c’est d’analyser, comparer, prévoir, juger. Il est très utile… mais totalement incapable de faire confiance.
L’abandon commence ailleurs.
Il commence dans le corps.
Dans un moment où tu t’arrêtes. Où tu respires. Où tu descends de la tête vers les sensations.
Ferme les yeux. Inspire lentement. Expire encore plus lentement.
Rien que ça, déjà, c’est un acte d’abandon. Parce que pendant quelques secondes, tu ne contrôles plus. Tu laisses faire.
Et dans cet espace-là, tu peux sentir une force incroyable, un potentiel infini.
Changer d'état intérieur avant de vouloir changer sa vie
On fait presque tous la même erreur.
On veut changer notre vie pour aller mieux à l’intérieur. Alors qu’en réalité, ça marche dans l’autre sens.
Quand ton état intérieur change :
ta façon de penser change
ta façon de parler change
tes décisions changent
Et forcément… ta vie se met au diapason.
S’abandonner au Divin, c’est accepter de changer d’état intérieur avant d’avoir des preuves.
C’est là que la foi entre en jeu.
Pas une foi religieuse. Une foi qui est plus de l’ordre de la confiance.
Une foi qui dit intérieurement : « Je ne comprends pas tout, mais je fais confiance à ce qui me traverse. »
Arrêter de demander, commencer à s'aligner

Beaucoup de personnes passent leur temps à demander. À prier. À espérer.
« S’il te plaît, fais que ça aille mieux. » « Fais que ça change. » « Donne-moi ceci ou cela. »
Le problème, c’est que demander, c’est souvent reconnaître qu’on est en manque.
S’abandonner, c’est autre chose.
Ce n’est pas demander. C’est choisir un état intérieur.
Ce n’est pas : « Donne-moi la paix. »
C’est plutôt : « Je choisis de m’oublier un peu. »
C’est peut-être étrange dit comme ça, mais c’est justement ça s’abandonner et faire confiance. C’est être convaincu que tout ira pour le mieux si on laisse faire la vie.
Tes pensées sont des directions
Tes pensées ne sont pas juste du bruit mental. Elles sont des instructions silencieuses.
Si toute la journée tu nourris la peur, le doute, le manque, tu envoies un message clair à ton système nerveux : « Je suis en danger. »
Et ton corps te croit.
S’abandonner au Divin, ce n’est pas nier ce que tu ressens. C’est choisir ce que tu nourris.
Tu peux ressentir la peur… sans lui donner les commandes.
Lâcher le "comment" (le point le plus délicat)
Le mental adore savoir comment. Quand. Par quel chemin.
Le Divin, lui, s’occupe surtout du processus qui t’amène là où tu dois être. Et il se débrouille souvent bien mieux sans nos plans détaillés.
S’abandonner, c’est accepter que la solution ne ressemble pas à ce que tu avais imaginé.
Et souvent… elle est plus simple.
Les synchronicités ne sont pas des coïncidences
Quand ton état intérieur change, la réalité commence à répondre différemment.
Des rencontres. Des idées soudaines. Des portes qui s’ouvrent. D’autres qui se ferment sans effort.
Ce n’est pas bizarre. C’est cohérent.
Tu ne perds pas le contrôle, tu changes de posture
S’abandonner au Divin ne fait pas de toi une victime.
Tu passes simplement :
d’un contrôle crispé
à une collaboration consciente avec la vie
Tu agis toujours. Mais depuis un espace plus calme. Plus aligné.
Et bizarrement… ça fonctionne mieux.
L'abandon est une pratique quotidienne
Ce n’est pas un grand moment mystique une fois dans ta vie. C’est un choix répété.
Chaque jour, tu peux te poser cette question simple : « Depuis quel état intérieur suis-je en train d’agir ? »
Peu à peu, quelque chose se détend.
Et tu réalises que tu ne te bats plus contre la vie.
Tu marches avec elle.
En conclusion
S’abandonner au Divin, ce n’est pas abandonner sa vie.
C’est arrêter de se battre contre elle.
Et paradoxalement, c’est souvent à cet endroit précis… que tout commence à s’aligner.
Pour aller plus loin :
